
Je suis une chipster. Un jour, on m’a appelé comme ça. Pour se moquer. Parce que personne n’assume vraiment être un hipster, parce que l’idée même d’être un hipster est de ne pas dire que l’on en est pas un. Alors imaginez être une chips-(hips)ter ! Quelle insulte ! Pourtant, moi j’aime bien ce nom là. J’aime bien ce nom là parce que il est sans étiquette. Dans mon esprit, une chipster est une personne qui vit parfois à contre courant des tendances tout en étant en pleins dedans, c’est quelqu’un qui à lui tout seul forme un ensemble antagoniste saisissant, c’est quelqu’un qui n’a pas de case, pas de mot clé. Alors, oui, oui je suis une chipster qui est un peu partout mais surtout ailleurs.








Imaginer, colorier, composer, écrire, créer, jouer. Dans un deux trois, nous irons au bois, dans quatre cinq six nous mangerons des saucisses. Des inventeurs, des créateurs, des artistes, ils font de ce monde notre monde. Dans nos souvenirs, ils s’immiscent, dans nos vies, ils se glissent. Et quand l’absence a le bruit du silence, le bonheur prend toute sa saveur au travers des lignes d’un homme de lettre, au travers d’un trait d’un homme de peinture, au travers d’une note d’un homme de musique. Ils remplissent le vide par leurs couleurs et nous envahissent de leurs chaleurs. C’est pourquoi, j’ai voulu jouer à leurs jeux, jeter leurs dés et apprendre leurs règles.

Absence ne prend pas de ©’est le silence.











Je suis une sorte d'animal, qui habite à mi-chemin entre la savane et la forêt tropicale. Un peu perdu dans sa tete, j'ai les oreilles qui fretillent quand j'entend au loin une chanson familière. Mon cri resonne au rythme de mes fous rire, tantot cochonesque ou otarie, il m'arrive même parfois de rire de mon rire. La belle affaire ! J'aime faire des choses, avoir un agenda rempli, j'aime prevoir sans me prendre la tete pour autant. Je n'ai pas peur de l'imprevu, de la surprise. J'prends les choses comme elle vienne que ce soit quand un bambou me tombe sur la tete ou quand il n'y a plus de feuille d'accacia pour me nourrir. Je suis une sorte d'animal sauvage, apprivoisé par certains, à mi-chemin entre ton coeur et son coeur.


Il y’a les bonjours qui en disent long, et ceux qui veulent plutôt abréger les conversations. Il y’a les bonjours polis, timides, méfiants, joueurs, rieurs. Il y’a ces bonjours sous entendus, ces bonjours silencieux. Puis, il y’a le bonjour, le bonjour qui n’a pas d’étiquette. Le bonjour qui aimerait être murmurer au creux de son oreille, chanter à d’autres, jeter à certains… Le bonjour qui dit bonjour, mais qui dit aussi bien plus.
